
Uxia Martinez-Botana
Sélectionnée par la critique internationale comme l'une des meilleures contrebassistes au monde, Uxía Martínez Botana est à l'avant-garde d'une nouvelle génération d'artistes qui redéfinissent les possibilités expressives et artistiques de son instrument, alliant une virtuosité exceptionnelle à une voix musicale singulière. À l'âge de 23 ans, elle a été nommée contrebasse solo de la Kremerata Baltica, ensemble lauréat d'un Grammy Award sous la direction de Gidon Kremer, se produisant aux côtés de Martha Argerich, Emmanuel Pahud, Khatia Buniatishvili, Daniel Barenboim, Mario Brunello, Mikhail Pletnev et Heinrich Schiff. Elle a ensuite occupé des postes de solo au sein du Weinberger Kammerorchester Zürich sous la direction de Gábor Takács-Nagy et de l'Orchestre philharmonique de Bruxelles (jusqu'en 2020). Depuis 2019, elle est contrebasse solo et soliste de l'Oxford Philharmonic Orchestra, où elle se produit régulièrement en tant que soliste invitée. Ses collaborations orchestrales incluent l'Orchestre royal du Concertgebouw, l'Orchestre philharmonique des Pays-Bas et l'Orchestre du Festival de Budapest sous la direction d'Iván Fischer, ainsi que des apparitions en tant que chef de pupitre invitée avec le Royal Scottish National Orchestra, le Scottish Chamber Orchestra et l'Orchestre National de Belgique. En tant que soliste, Uxía Martínez Botana a établi une présence internationale distinctive, alliant profondeur expressive et maîtrise technique exceptionnelle. Elle a fait ses débuts au Concertgebouw d'Amsterdam avec le New European Ensemble, et ses débuts en solo au Gstaad Menuhin Festival en 2025. Elle s'est depuis produite avec l'Orchestre Symphonique de Galice sous la direction de Dima Slobodeniouk, l'Orchestre Philharmonique de République Tchèque, l'Orchestre de Chambre Franz Liszt de Budapest et l'Orchestre de Chambre de Stellenbosch. Elle s'est également produite en soliste au Solsberg Festival, sous la direction de Sol Gabetta, aux côtés de Veronika Eberle, Timothy Ridout et Vilde Frang, entre autres. À l'avant-garde d'une nouvelle génération d'artistes redéfinissant les possibilités de son instrument, Uxía Martínez Botana s'engage profondément dans le façonnement de la voix contemporaine de la contrebasse. Au Gstaad Menuhin Festival, elle est apparue aux côtés d'Anastasia Kobekina et Fazıl Say pour la création d'un trio à l'origine du projet Immigrants — une réflexion artistique sur l'identité, le déplacement et la mémoire culturelle. Dans ce même contexte, elle a présenté Night Walk, la sonate pour contrebasse de Fazıl Say, et a créé Sedna de Patricia Kopatchinskaja à Gstaad. Elle a également participé à un hommage à Schubert au Gstaad Menuhin Festival, aux côtés de Bertrand Chamayou, Alina Ibragimova, Lawrence Power et Sol Gabetta. À travers ces collaborations, elle s'impose comme une présence artistique singulière, où la virtuosité rencontre la vision et où la contrebasse devient un vecteur de nouveaux récits. En tant que musicienne de chambre, elle joue régulièrement avec des artistes tels que Maxim Vengerov, Julia Fischer, Yuri Bashmet, András Schiff, Christian Tetzlaff, Tabea Zimmermann, Mischa Maisky et Sol Gabetta. Elle est également membre de l'ensemble Between Worlds dirigé par Avi Avital, avec qui elle a enregistré pour Deutsche Grammophon. Sa discographie reflète à la fois sa polyvalence et sa vision artistique. En 2025, elle a signé avec Outhere Music (Fuga Libera), publiant son premier album Mendelssohn X Files, sacré « Meilleur enregistrement du mois » (novembre 2025) par Scherzo. La même année, elle a enregistré des œuvres de Lise Cristiani chez Sony Classical aux côtés de Sol Gabetta. Elle participe régulièrement aux plus grands festivals internationaux, notamment le Gergiev Festival, le Schleswig-Holstein Music Festival, le Spannungen Festival, le Gstaad Menuhin Festival, le festival de musique de chambre de Kuhmo et la Kronberg Academy, témoignant de sa forte présence sur les scènes européennes les plus prestigieuses. Elle joue sur des instruments historiques d'exception, qui lui sont confiés par de grandes fondations et mécènes internationaux. En 2025, on lui a confié la seule contrebasse connue de Montagnana, gracieusement prêtée par J & A Beare à Londres. Elle joue également sur The English Lady (c.1800), prêtée par la Dutch National Musical Instrument Foundation, ainsi que sur un Ludwig Neuner (1854) en prêt privé. Parallèlement à sa carrière d'interprète, elle est professeure de contrebasse à l'ESMUC de Barcelone et professeure invitée régulière à la Fondation Barenboim-Said. En 2021, elle a rejoint le Stauffer Center for Strings à Crémone, collaborant avec des artistes tels que Sol Gabetta, Michael Barenboim, Lisa Batiashvili, Daniel Hope, Julian Rachlin et Steven Isserlis. À l'intersection de la tradition et de l'innovation, Uxía Martínez Botana transforme la contrebasse en une voix d'expression artistique nouvelle, façonnant son avenir sur les plus grandes scènes mondiales.

Emmanuel Coppey
Artiste City Music Foundation, Artiste en Résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, membre de l'Ensemble Modern Academy de Francfort et des London Contemporary Soloists, le violoniste français Emmanuel Coppey construit une solide carrière de concertiste. En tant que soliste, il a collaboré avec Jérémie Rhorer, Vahan Mardirossian, Rachel Podger, Alexei Ogrintchouk, Guy van Waas et Christopher Warren-Green, et il est apparu à la télévision nationale belge pour le concert royal de Noël dans les Quatre Saisons de Vivaldi. Chambriste recherché, Emmanuel a joué avec Nelson Goerner, Marc Coppey, Augustin Dumay, Emre Şener, Anna Vinnitskaya, Barbara Hannigan, Nicolas Baldeyrou, François Salque, Guillaume Bellom, Martin Beaver, Bertrand Chamayou, Frank Braley, dans certains des plus prestigieux festivals européens de musique de chambre. Son répertoire s'étend de la musique baroque à la musique contemporaine et comprend toutes les Sonates et Partitas de Bach, avec lesquelles il remporte le concours Bach de New York en 2023. En tant qu'arrangeur, il a également écrit une pièce de virtuosité basée sur l'Apprenti Sorcier de Dukas. Emmanuel a reçu l'enseignement des violonistes György Pauk et Augustin Dumay. Il est diplômé de la Royal Academy of Music et du Conservatoire de Paris où il a étudié avec Philippe Graffin et Svetlin Roussev. Son éducation musicale a commencé avec Larissa Kolos. Emmanuel a été soutenu par la Royal Academy of Music, l'Adami, la Fondation de la Vocation et la fondation de la Banque Populaire. Depuis juillet 2024, il est Artiste en Résidence à la Fondation Singer-Polignac. Il joue un magnifique Guarnerius de 1735, généreusement prêté par la collection Guttman.

Henri Demarquette
« Musicien passionné et personnalité aux facettes multiples, Henri Demarquette joue du violoncelle comme on embrase une forêt profonde ; pas un de ses coups d’archet ne laisse indifférent car il réveille l’inconscient de la musique » O. Bellamy (Le Monde de la Musique) Henri Demarquette, né en 1970, entre à 13 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il étudie avec Philippe Muller et Maurice Gendron. Titulaire d’un Premier Prix à l’unanimité, il travaille également avec Pierre Fournier et Paul Tortelier, puis, avec Janos Starker à Bloomington aux Etats-Unis. Sa carrière prend un essor international qui le conduit dans de nombreuses capitales accompagné des plus grands orchestres français ou étrangers ou en compagnie de ses partenaires pianistes privilégiés : Boris Berezovsky, Michel Dalberto, Jean-Bernard Pommier, Fabrizio Chiovetta, Jean-Frédéric Neuburger. Henri Demarquette est l’initiateur de Vocello, une formation originale pour violoncelle et chœur a capella avec l’Ensemble Vocal Sequenza 9.3. Ce programme réunit des œuvres de la Renaissance en regard aux musiques contemporaines. Depuis 2012, de nombreuses œuvres nouvelles ont été composées pour cette formation. Courant 2016, Vocello a été en résidence au Collège des Bernardins. Depuis 2012, il est invité plusieurs fois par Michel Onfray à intervenir dans le cadre de l’Université Populaire de Caen. En compagnie de Jean-Yves Clément, essayiste, poète, musicien, il évoque divers aspects de la musique sous forme de causeries-conférences. Cette ouverture d’esprit se reflète dans une discographie éclectique, couronnée de nombreuses distinctions en France et à l’étranger. Henri Demarquette a reçu de l’académie des Beaux-Arts le Prix de la Fondation Simone et Cino del Duca. Il enseigne actuellement à l’École Normale de musique Cortot de Paris. Il joue un violoncelle de Goffredo Cappa de 1700.

Victor Demarquette
Victor Demarquette commence le piano à 6 ans avec Rena Shereshevskaya à l'École normale de musique de Paris, et devient en 2024 titulaire de l'Artist Diploma. Il étudie désormais auprès de Claudio Martinez-Mehner. Il reçoit également, depuis plusieurs années, les conseils réguliers de Jean-Bernard Pommier, Jean-Frédéric Neuburger, Robert Levin ou encore Elisabeth Leonskaja. Il de a dernièrement participé à des masters-classes de musique de chambre auprès de Renaud Capuçon et Gábor Takács-Nagy dans la célèbre International Menuhin Music Academy de Rolle. Victor Demarquette fait ses débuts dans le Premier Concerto de Beethoven avec l'Ensemble orchestral de Taverny en 2019 et donne son premier récital à Marseille en 2022 lors d'un hommage à Nicholas Angelich. Depuis, il se produit régulièrement en soliste et en musique de chambre sur des scènes prestigieuses - Festival de Pâques à d'Aix-en-Provence, Martha Argerich Festival de Hambourg, Les Sommets Musicaux de Gstaad, La Musikfest, Septembre musical de l'Orne, Festival de la Vézère, Festival Chopin Paris ou encore dans les saisons du Rosey Concert Hall et de la Salle Cortot. Chambriste engagé, il partage la scène avec des er musiciens de sa génération tels que Marc Tchalik, Bohdan Luts, Cyprien Lengagne, Paul Zientara ou encore Kerson Leong. Il se produit régulièrement avec son père, Henri Demarquette, et créé à ses côtés le festival de musique de chambre La Feuillie Classic en 2025.

Natalie Dessay
Internationalement connue, Natalie Dessay (sans « h », hommage discret à Natalie Wood) a débuté sa carrière dans le répertoire de soprano colorature (La Reine de la Nuit, Lakmé, Zerbinette, Olympia...). L'artiste élargit son repertoire au fil des années pour se rapprocher des héroïnes belcantistes, tout en continuant de défendre le répertoire français. Elle interprète sa première Lucia à l'Opéra de Chicago, puis La Sonnambula au Metropolitan Opera de New York. Elle chante Ophélie (Hamlet) au Théâtre du Capitole de Toulouse et c'est dans ce rôle qu'elle débute au Royal Opera House Covent Garden et au Théâtre du Liceu à Barcelone. Elle reprend le rôle de Lucia di Lammermoor à l'Opéra de Paris ainsi qu'au Met et y remporte un immense succès. Natalie Dessay interprète alors pour la première fois le rôle de Manon, rôle qu'elle affectionne particulièrement, à Genève et à Barcelone. Après avoir été Juliette (Roméo et Juliette) au Met, et Marie (La Fille du Régiment) dans une production inoubliable à Londres, à Vienne et à New York, Natalie Dessay interprète le rôle de Mélisande au Theater an der Wien à Vienne. C'est alors sa première Traviata au Festival de Santa Fe. Natalie Dessay reprend par la suite le rôle de Violetta au Japon lors d'une tournée du Teatro Regio de Turin ainsi qu'au Festival d'Aix-en-Provence, au Staatsoper de Vienne, et au Metropolitan Opera de New York, avec un très grand succès. Elle reprend Marie (La Fille du Régiment) à l'Opéra de Paris, et incarne Manon au Théâtre du Capitole de Toulouse. Sa rencontre avec Emmanuelle Haïm lui fait aborder entre autres les œuvres d'Haendel. Elle interprète Cléopatre (Giulio Cesare) à l'Opéra de Paris. Natalie Dessay collabore régulièrement avec Michel Legrand, se produisant en Europe et en Amérique du Sud, et enregistrant deux albums : « Entre elle et lui » (Erato) et « Between yesterday and tomorrow » (Sony). Avec Philippe Cassard, son pianiste en récital, elle a donné depuis 2012 une soixantaine de concerts sur les scènes les plus prestigieuses : Carnegie Hall à New York, Jordan Hall à Boston, Barbican à Londres, Suntory Hall à Tokyo, Salle Tchaïkovski à Moscou, Théâtre des Champs Élysées à Paris, prochainement au Wiener Staatsoper... Cette collaboration a donné lieu à la parution de trois CD : « Debussy » (Erato), « Fiançailles pour rire » (Erato) et « Schubert » (Sony). Elle est la première artiste lyrique française à avoir été nommée Kammersängerin par l'Opéra d’Etat de Vienne. Depuis quelques années, Natalie Dessay s'est également tournée vers le théâtre. Elle fait ses débuts, salués par une critique unanime, dans Und, un monologue d'Howard Barker, au Théâtre Olympia à Tours, repris dans plusieurs villes françaises ainsi qu'au Théâtre des Abbesses, à l'Athénée et au Dejazet à Paris. Elle est l'hôte, en juillet 2018, du Festival d'Avignon pour « Certaines n'avaient jamais vu la mer » (roman de Julie Otsuka) adaptée par Richard Brunel et joue actuellement dans la pièce de Stefan Zweig La Légende d'une vie au Théâtre Montparnasse aux côtés de Macha Méril, Bernard Alane, Gaël Giraudeau et Valentine Galey dans une mise en scène signée Christophe Lidon. Natalie Dessay est également récitante et doubleuse pour le cinéma d'animation (Rio 2, Dilili à Paris).

Shani Diluka
Née à Monaco de parents sri-lankais, qualifiée d’interprète « hors-norme » (Le Figaro), dotée d’une « virtuosité ailée » (Classica), « l’une des grandes de sa génération » (Piano Magazine), qui « maîtrise l’art de la musique » (Süddeutsche Zeitung), Shani Diluka est diplômée du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (avec un 1erPrix à l’unanimité et 3ecycle de soliste) et de l’Académie internationale de piano du lac de Côme, présidée par Martha Argerich. Soliste invitée de nombreux orchestres tels que l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Sinfonia Varsovia, l’Orchestre Royal de Suède, le Kyushu Symphony Orchestra au Japon, l’Orchestre de Chambre de Paris etc., elle collabore avec de grands chefs tel que Gábor Takács-Nagy, Ben Glassberg, Lawrence Foster… Invitée des grandes salles, Shani Diluka se produit en récital au Concertgebouw d’Amsterdam, au Théâtre de La Fenice de Venise, à la Sala de Sao Paulo, à l’Auditorium de Radio-France, à Tokyo où elle fait l’ouverture de la Folle Journée, en clôture du festival de Verbier, au Konzerthaus de Vienne, au Mozarteum de Salzbourg, au Festival de Ravinia à Chicago, à la Roque d’Anthéron, à la Philharmonie de Paris, au Wigmore Hall… Son parcours se nourrit de prestigieuses collaborations avec Natalie Dessay, Michel Portal, ou les compositeurs G. Kurtag, W. Rhim, K. Beffa, B. Mantovani dont elle a créé Cinq pièces en hommage à Paul Klee, mais aussi avec des acteurs tels que Sophie Marceau, Gérard Depardieu ou encore Charles Berling. Passionnée de musique de chambre, Shani est aussi la partenaire régulière d’ensembles de renom tels que les quatuors Ébène, Ysaÿe, Modigliani, Belcea… Shani Diluka dresse un pont entre Orient et Occident et représente une vision novatrice de la musique par des projets inédits tel que « Cosmos », autour de Beethoven et l’Inde, ou « Road 66 », tout en transmettant l’héritage qu’elle a reçu de grands maîtres tels que Leon Fleisher, Menahem Pressler, Murray Perahia, Valentin Erben du quatuor Alban Berg (avec qui elle a enregistré l’intégrale Beethoven) ou Elisabeth Leonskaja auprès de qui elle se perfectionne ces dernières années. Ses enregistrements de Beethoven, Mendelssohn, Schubert, Grieg, CPE Bach et Mozart recueillent de multiples récompenses (Choc de la musique, RTL d’Or, Choix d’Arte, de Mezzo, 4F Telerama, Vogue Japon, 5 Diapasons, Gramophone, Fanfare USA, Diapason, Musikzen, Arena Award Japon…). En 2019, elle rejoint le label Warner Classics/Erato avec son album « Cosmos ». En 2021 sort son disque « Proust » autour de La Recherche du Temps perduet l’âge d’or de la musique française. En 2023 sort son album « Pulse », autour de la musique minimaliste américaine, qui reçoit l’éloge de la critique internationale. Son prochain album « Renaissance » sortira au printemps 2025 chez Warner-Erato. En 2024-2025, Shani Diluka se produit notamment au Théâtre du Châtelet, au Théâtre des Champs-Élysées, et avec le Bergen Philharmonic Orchestra, et l’Orchestre d’Avignon. Elle est également en tournée en France, en Europe, et au Japon. Shani Diluka est Chevalier des arts et des lettres en France et Chevalier de l’Ordre du Mérite Culturel à Monaco. Elle est professeure à l’académie Rainier III de Monaco, en piano et en musique de chambre.

Gabriel Durliat
Désigné par le Figaro Magazine comme l’un des 200 qui feront la France de demain, Gabriel Durliat trace un sillon singulier dans le paysage musical français entre piano, direction d'orchestre et composition. Né à Bourges en 2001, il est lauréat du Concours Général des lycées (1er Prix d’histoire de la musique) et entre la même année, à l’âge de 16 ans, au Conservatoire de Paris où il est l’élève d’Hortense Cartier-Bresson, Thierry Escaich, Guillaume Connesson et Alain Altinoglu. Après y avoir obtenu six prix avec les plus hautes distinctions (piano, harmonie, contrepoint, fugue, accompagnement au piano, orchestration), il est admis en septembre 2022 en 3e cycle – Diplôme d’Artiste Interprète tout en se perfectionnant auprès de Cédric Tiberghien au sein de l’Académie Jaroussky. Formé en parallèle à la Malko Academy for Young Conductors de Copenhague (Danemark), Gabriel Durliat a notamment dirigé le Danish National Symphony Orchestra, le Meininger Hofkapelle, l’Orchestre Philharmonique de Marseille… Il est nommé sur concours chef assistant de l’Ensemble Intercontemporain à compter de janvier 2026. Après avoir remporté le concours international Piano Campus en février 2022, Gabriel Durliat obtient en mai 2023 le 2e prix au Hans von Bülow International Conducting from the Piano Competition, rare concours consacré à la direction depuis le piano. Il se produit régulièrement en soliste, avec orchestre et en musique de chambre dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, le Palais Garnier, le Théâtre des Champs-Élysées, l’Auditorium de Radio France et répond à l’invitation de programmations prestigieuses telles que la Roque d’Anthéron, la Folle Journée de Nantes, le Festival Radio France de Montpellier, le Festival de Pâques de Deauville, Piano à Lyon, les Sommets Musicaux de Gstaad… Son premier disque solo, associant la musique de Bach à celle de Fauré, paru en 2024 pour le label Scala Music a été chaleureusement accueilli par la critique. Un second en hommage à Maurice Ravel paraîtra en 2026. Lauréat de la fondation Banque Populaire, Gabriel Durliat est artiste en résidence à la fondation Singer-Polignac.

Mathieu Guignier
Né en 2002 de deux parents musiciens, Mathieu débute le violon à l’âge de 5 ans. D’abord formé par José Alvarez et son père Cyril Guignier au conservatoire d’Aulnay-sous-Bois (93), il est admis à 16 ans à l’unanimité du jury au Conservatoire de Paris (CNSMDP) dans la classe de Roland Daugareil, Christophe Poiget et Ji Yoon Park. Il y obtient son Master à l’unanimité avec les félicitations du jury en 2024. Féru de musique de chambre, il participe aux sessions de ProQuartet de 2015 à 2017. Après avoir étudié en quatuor à cordes de 2022 à 2025 dans la classe de Luc-Marie Aguera au CRR de Paris, il créé avec son frère Gabriel Guignier et Michelle Jia Yun Xu le Trio Reflets. Ils commenceront un Master de musique de chambre au CNSMDP en septembre 2026. Il se produit lors de festivals et académies prestigieuses tels que l’Académie Kronberg avec Kolja Blacher, le Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron, Les Lumières d’Europe et Les Pianissimes, ce qui lui permet de côtoyer des musiciens comme Hilary Hahn, David Grimal, Olivier Charlier, Suzanne Gessner, Lise Berthaud, Claire Désert, Pavel Vernikov, Svetlana Makarova, Sophia Jaffé, le Trio Wanderer… Dès 2013, il se produit régulièrement en soliste. Il est par ailleurs sélectionné pour participer à l’émission Prodiges qui lui permettra d’être accompagné par l’Orchestre du Capitole de Toulouse au Théâtre d’Albi et l’Orchestre National de Lille au Stade Pierre Mauroy de Lille. Sa passion pour l’orchestre l’amène à collaborer avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France (académicien en 2023-2024), l’Orchestre de Paris, l’Ensemble Intercontemporain, l’ONDIF et les Dissonances, dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, la Maison de la Radio et la Cité de la Musique…

Héloïse Houzé
Née en 2001, l’altiste française Héloïse est diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Jean Sulem, avec les félicitations du jury. Elle est actuellement artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth auprès de Miguel da Silva et membre du Programme Élite de l’École Normale de Musique de Paris avec Gérard Caussé. Elle remporte le Deuxième Prix et le Prix du Public au Concours international Oskar Nedbal à Prague en 2023 et obtient le Grand Prix Ravel en 2024. Elle s’est également distinguée aux concours du Printemps de Prague, A. Rubinstein et Brahms. En tant que soliste, elle est invitée par plusieurs orchestres européens, dont l’Orchestre de Paris et l’Orchestre National de Belgique. Chambriste engagée, elle collabore avec des artistes tels que Cédric Tiberghien, Stéphane Degout, Esa-Pekka Salonen et Sir George Benjamin. Son premier album solo paraîtra chez Mirare à l’automne 2026.

Laurent Naouri
Après ses études à Londres, Laurent Naouri est rapidement invité par de nombreuses scènes internationales. Son répertoire comporte une quarantaine de rôles, depuis les premiers baroques jusqu’aux opéras contemporains. Plusieurs incarnations ont marqué sa carrière : les quatre diables des Contes d’Hoffmann à Madrid, Orange, Milan, Barcelone, New York et Aix-en-Provence, Golaud (Pelléas et Mélisande) au Théâtre des Champs-Élysées, à Glasgow, Salzbourg, Berlin, Madrid, Barcelone, Los Angeles et tout récemment à Aix-en-Provence, le Comte Almaviva (Les Noces de Figaro) à Aix-en-Provence et Tokyo, le rôle-titre de Falstaff à Lyon, Santa Fe et Glyndebourne, Sharpless (Madame Butterfly) au Metropolitan Opera de New York ou encore Germont (La Traviata) à Santa Fe, Tokyo, Dallas et au Théâtre des Champs-Élysées. Il interprète le rôle de Fieramosca (Benvenuto Cellini) à Amsterdam, le Marquis de La Force (Dialogues des carmélites) au Bayerische Staatsoper de Munich, Ruprecht (L’Ange de feu) à l’Opéra national de Lyon, Capulet (Roméo et Juliette), Pandolfe (Cendrillon) et le Marquis de La Force au Metropolitan Opera de New York, Don Gaspar (L’Ange de Nisida) à Londres, Mamma Agata (Viva la Mamma) à l’Opéra national de Lyon et au Grand Théâtre de Genève, le rôle-titre de Don Pasquale à Tours et Dijon, le Baron Scarpia (Tosca) à La Monnaie de Bruxelles, Don Alfonso (Così fan tutte) au Théâtre des Champs-Élysées et à Caen et Des Grieux (Manon) au Gran Teatre del Liceu de Barcelone. Au cours de la saison 2024-2025, il interprète notamment le rôle de Hamm (Fin de partie) à Berlin et la partie de baryton de In terra pax de Frank Martin à Munich. À l’Opéra national de Paris : participation à de nombreuses productions depuis 1994, dont Manon (Des Grieux), 1997, 1998 ; Platée (Citheron / un sathyre), 1999, 2002 ; L’Élixir d’amour (Belcore), 2006, 2007 ; Madame Butterfly (Sharpless), 2019 ; Œdipe (le Grand Prêtre), 2021 ; Roméo et Juliette (Capulet), 2023 ; Don Pasquale (rôle-titre), 2023 ; Cendrillon (Pandolfe), 2023 ; Médée (Créon), 2024

Tatsuki Sasanuma
Tatsuki Sasanuma est un violoncelliste japonais né à Tokyo en 1994. Il commence l’apprentissage du violoncelle dès l’âge de 7 ans et se distingue rapidement par son talent exceptionnel. Son parcours musical est marqué par de nombreuses distinctions, dont le 1er prix et le prix de la Japan Broadcasting Corporation (NHK) au 65e Concours de musique étudiante du Japon dans la division lycée et violoncelle. Il remporte également le 1er prix au Salzburg Mozart International Chamber Music Competition 2013, ainsi que la 2e place dans la catégorie cordes du 12e Tokyo Music Competition. Son palmarès s’enrichit également d’un prix en catégorie violoncelle au 83e Concours de musique du Japon. Tatsuki Sasanuma se produit régulièrement dans des festivals de renom à travers le monde, tels que le MusicAlp, le Kitakyushu International Music Festival, le Tokachi Music Festival, le Melbourne Cello Festival, et le Piatigorsky International Cello Festival. Il a également partagé la scène avec des musiciens de renom tels que Martha Argerich, Maxim Vengerov, Ivry Gitlis, 2CELLOS et l’Orchestre Philharmonique du Japon. Membre du Quartet Amabile, de La Luce String Octet et du Trio Rizzle, il a notamment remporté le 3e prix et le prix spécial pour la meilleure interprétation d’une œuvre commandée lors du 65e Concours International de Musique ARD de Munich en 2016 avec le Quartet Amabile. Son talent a été salué par la royauté japonaise, avec un récital solo à l’Université Gakushuin en juin 2017 en présence de Leurs Majestés l’Empereur et l’Impératrice du Japon. Actuellement étudiant à l’École Normale de Musique de Paris Alfred Cortot, Tatsuki Sasanuma a étudié le violoncelle auprès de grands maîtres tels que Vaclav Adamila, Nobuo Furukawa, Tsuyoshi Tsutsumi, et Henri Dumarquette. En musique de chambre, il a eu la chance d’apprendre auprès de professeurs tels que Kazuhide Isomura et Nobuko Yamazaki. Il est également le violoncelliste principal invité de l’Orchestre symphonique de Tokyo. En tant qu’artiste de CHANEL Pygmalion Days, il se produit avec un violoncelle exceptionnel, un C.F. Landolfi (1771) prêté par la collection Munetsugu.

Sayaka Shoji
Sayaka Shoji est reconnue internationalement pour son exceptionnelle polyvalence artistique et son approche minutieuse du répertoire qu'elle a choisi. Son approche créative des langages musicaux, associée à une vaste palette tonale expressive, puise son inspiration dans ses origines européennes et japonaises. Née à Tokyo, Sayaka Shoji s'installe à Sienne, en Italie, à l'âge de trois ans. Elle étudie à l'Accademia Musicale Chigiana et à la Musikhochschule de Cologne, et fait ses débuts européens avec le Lucerne Festival Strings et Rudolf Baumgartner au Festival de Lucerne, puis au Musikverein de Vienne, à l'âge de quatorze ans. Depuis qu'elle remporte le premier prix du Concours Paganini en 1999, Sayaka Shoji a bénéficié du soutien de chefs d'orchestre de renom tels que Zubin Mehta, Lorin Maazel, Semyon Bychkov, Mariss Jansons et Yuri Temirkanov, entre autres. Elle a également collaboré avec des orchestres de renom tels que l'Orchestre philharmonique d'Israël, le Philharmonia Orchestra, l'Orchestre de Cleveland, le London Symphony Orchestra, le Philharmonique de Berlin, les orchestres philharmoniques de Los Angeles et de New York, l'Orchestre de l'Académie nationale Sainte-Cécile, l'Orchestre philharmonique tchèque, le Wiener Symphoniker, l'Orchestre Mariinsky et l'Orchestre symphonique de la NHK. Parmi les temps forts de la saison 2025/26, on note son retour avec l'Orchestre philharmonique d'Israël sous la direction de Lahav Shani, l'Orchestre symphonique de Singapour avec Masaaki Suzuki, l'Orchestre symphonique de San Francisco, ainsi que ses débuts avec la Camerata Salzburg, l'Orchestre philharmonique de Monaco et l'Ensemble Resonanz avec Riccardo Minasi. Elle collaborera également avec Martha Argerich, Mischa Maisky et François Leleu. La saison dernière, elle s'est produite avec l'Orchestre symphonique de San Francisco, le hr-Sinfonieorchester, l'Orchestre de Cleveland, l'Orchestre philharmonique de Rotterdam et l'Orchestre de l'Académie nationale Sainte-Cécile. Elle s'est également produite lors du concert inaugural de la nouvelle salle de concert de Busan, aux côtés du pianiste et chef d'orchestre Myung-whun Chung. Parallèlement à ses activités de concertiste, Shoji a créé en 2007 « Synesthesia », un projet de musique visuelle expérimentale, et a exposé des peintures à l'huile et des œuvres vidéo. Sa première vidéo (Prélude de Chostakovitch, en collaboration avec P. Frament) a été sélectionnée pour l'exposition collective « Au-delà de mes rêves » en 2014, aux côtés d'artistes de renom tels que Y. Kusama, S. Calle et R. Longo. Shoji a également collaboré à de nombreuses reprises avec Tadao Ando, Hiroshi Sugimoto et Saburo Teshigawara. Artiste prolifique, Shoji a enregistré onze albums chez Deutsche Grammophon, dont des concertos pour violon de Prokofiev, Sibelius et Beethoven avec l'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg sous la direction de Yuri Temirkanov. Elle a également enregistré un récital avec Menahem Presseler. À l'automne 2022, elle a sorti un nouvel album avec son collaborateur de longue date, Gianluca Casiocli, comprenant les sonates pour violon de Mozart, après son précédent album consacré à l'intégrale des sonates pour piano et violon de Beethoven. Sayaka Shoji a reçu le prix Mainichi des arts en 2016, l'une des récompenses les plus prestigieuses du Japon, décernée aux personnalités ayant exercé une influence significative sur les arts. En 2012, elle a été nommée parmi les 100 personnes les plus influentes du Japon de demain par Nikkei Business. Sayaka Shoji joue sur un Stradivarius « Recamier » (vers 1729) gracieusement prêté par Ueno Fine Chemicals Industry Ltd.